22nd December 1981 - Glasgow Tiffanys

The Tuesday night before Christmas was a festive time in Glasgow and adding to the festivities were Altered Images, Riding high in the charts, as they might say, with two singles Happy Birthday and I Could Be Happy, as well as the Happy Birthday album,  they had a hometown show at the old Locarno Ball Room, then called Tiffany’s. Support were the Wake in the biggest gig of their short career at that time.

The set list was:

Favour
Cold Home
Forced To Think
Patrol
Give Up
Move With The Times
An Immaculate Conception

The twenty minute set saw the live debut of An Immaculate Conception. Communion which the band had played at all prior shows was absent.

This was my first Wake show, 31 short years ago.

Live Recordings - The Wake

These torrents of gigs have been available on the various live show torrent sites.

02-11-1982 Glasgow, Henry Wood Hall
08-09-1983 London, Rockgarden
11-02-1984 Sheffield, Leadmill
05-02-1985 Edinburgh, Caley Palais
06-02-1985 Glasgow, Barrowland
26-07-1985 Liverpool, System (Pyramid)
12-12-2009 Brussels, Plan K
08-05-2010 Paris, Point Ephemere

If you know of others in the wild please let me know.

21 Years Ago Today - Hamburg, Barmberker 08-06-91

The Wake and The Orchids

The Wake

Firestone Tires
Holy Head
Major John
Carbrain
Joke Shop
Henry’s Work
And You Know
English Rain

The Orchids setlist is somewhere.

Tweendie Interview with Caesar from May 2010

http://www.tweendie.com/actualite/interview-sous-les-lauriers-de-caesar-the-wake

Quite a comprehensive interview

Interview: Sous les lauriers de Caesar (The Wake)

The WakeGroupe emblématique s’il en est, The Wake a marqué toute une époque sans jamais véritablement connaître le succès commercial tant mérité. A l’aube de leur retour sur le devant de la scène, nous avons eu la chance de nous entretenir avec le leader du groupe: Gerard «Caesar» McInulty. Un homme dont la sympathie n’a d’égal que le talent.

(La conversation s’engage après que nous avons présenté le concept de Tweendie à Caesar…)

Caesar: Vous savez, les Pastels étaient, comme moi, originaires de Glasgow. Et ils avaient lancé un très bon fanzine: Juniper Berry Berry. James Kirk, le guitariste d’Orange Juice en avait également créé un. Ça s’appelait Strawberry Switchblade. Et quand il a arrêté de l’écrire, c’est devenu le nom d’un groupe. Vous connaissez ? C’était un duo de filles qui portaient des tenues à pois un peu excentriques. Quand j’y pense, cette époque était vraiment l’âge d’or des fanzines !

Tweendie: On aimerait bien essayer de perpétuer cette tradition… Mais parlons plutôt de vous, comment présenteriez-vous The Wake à un public français qui n’était peut être pas né quand vous avez commencé à faire de la musique ?
Caesar: Nous sommes assez surpris car nous recevons pas mal de messages de fans qui ont 16, 17, 18 ans. Notre aventure chez Factory commence pourtant à remonter à un bon bout de temps. Mais la renommée du label continue d’aiguiser la curiosité des gens, surtout pour les morceaux les plus rares de The Wake. Nous avons donc toujours pris le parti de ne pas expliquer aux jeunes qui nous étions et de les laisser eux-mêmes nous découvrir en proposant la meilleure musique possible.

Tweendie: Au cours du temps, The Wake s’est défini comme une formation à géométrie très changeante; maintenant que le noyau dur du groupe se limite à vous et Carolyn, comment vous partagez-vous le travail ?
Caesar: Alors, je suis toujours à la guitare et au chant, et Carolyn au synthé. Pour le concert de ce soir [ndlr: le live report est disponible ici] et ceux que nous avons donnés récemment, deux membres de The Orchids viennent nous prêter main forte. Nous avons Chris [Quinn] à la batterie et Ronnie [Borland] à la basse. Nous procèdons encore comme à nos débuts. Ce que vous devez garder à l’esprit quand vous nous verrez sur scène ce soir, c’est que la reformation de The Wake date seulement de Noël dernier.
Entre temps, nous nous sommes mis au théâtre vous savez. Et l’élément déclencheur de ce retour sur scène a été l’invitation à la soirée Factory de Bruxelles. Quand nous avons repris les répétitions, ça faisait tellement longtemps que nous n’avions pas joué ensemble que nous n’avons pas eu le courage de tenter directement quelque chose de nouveau. Nous nous sommes cantonnés aux morceaux que nous connaisions déjà.

Tweendie: Quand vous vous penchez sur votre carrière, avec du recul, prendriez-vous les mêmes décisions ?
Caesar: Nous étions vraiment très jeunes quand nous avons commencé donc nous n’avons jamais vraiment considéré cela comme une carrière. Nous faisions ça pour nous amuser, de la même manière que vous faites votre webzine. Enfin, c’était plus que ça, nous le faisions aussi parce que nous en ressentions le besoin. Quand j’y pense, nous avons sûrement dû faire quelques choix pas très judicieux à un moment ou un autre. Mais tout le monde en fait. Je ne crois pas qu’on puisse s’inscrire dans un projet artistique à long terme et ne prendre aucune mauvaise décision.

Tweendie: Vous ne pensez pas, par exemple, que vous auriez pu quitter Factory Records un peu plus tôt ?
Caesar: Pas vraiment, non. A un moment, les gens d’Island Records nous ont fait de l’oeil. C’est une major qui s’est occupée d’artistes comme U2 ou Bob Marley. Ils voulaient nous signer après que nous avons écrit notre fameux Talk About The Past. Je dois dire qu’à l’époque nous y avons réfléchi à deux fois car Factory était en train de changer. Mais le courant n’est pas passé avec Island Records. Nous nous sommes fâché avec eux sur le fait qu’ils ne voulaient pas nous laisser faire d’album sans singles. Du coup, nous sommes restés sur Factory où nous avons pu sortir le disque que nous désirions avec les singles bien séparés de l’abum. Sur une major, il n’y pas les mêmes libertés créatives. Cependant, Factory a commencé à devenir plus «dance» et nous avons fini par ne plus nous y sentir à notre place. C’est à ce moment là que Sarah Records est apparu. Je crois que le passage chez Sarah s’est fait très naturellement. Rien n’était planifié. Je pense que beaucoup de groupes indés opéraient de la même façon: on vivait au jour le jour, sans trop se poser.

Tweendie: Alors finalement, comment avez-vous atterri chez Sarah Records ?
Caesar: Comme je vous le disais, on nous a proposé un contrat chez Islands Records mais quand nous avons rencontré la personne qui devait s’occuper de nous, nous avons tout de suite su que ça ne marcherait jamais. Nous aurions pu rester chez Factory… D’ailleurs nous y sommes resté un petit moment ! Nous avons sorti un autre EP chez eux. Mais le label a pris un tournant très dance et ce n’était pas vraiment la direction que nous souhaitions prendre. Rob Gretton, un des types qui nous a signés, et accessoirement manager de Joy Division, était de moins en moins impliqué dans les affaires du label. Il s’en éloignait même. C’est à ce moment là que nos amis de The Orchids nous ont dit que Matt, l’une des deux personnes derrière Sarah, aimait ce que nous faisions. Nous lui avons envoyé quelques nouveaux morceaux et le changement de label s’est fait dans la foulée. C’était une expérience tout à fait différente de Factory car nous revenions à de la pop à base de guitare.

Tweendie: Et puis, en restant sur Factory, vous courriez aussi le risque de devenir des clones de New Order, non ?
Caesar: Absolument. Et d’ailleurs, je pense que pas mal d’artistes sont tombés dans ce piège. Beaucoup de groupes commençaient à ressembler de plus en plus à New Order. Ce qu’ils faisaient étaient toujours très bien mais, personnellement, j’ai toujours été plus branché guitares.

Tweendie: En plus, quand vous avez quitté Factory Records, l’activité du label était plutôt focalisée sur les Happy Mondays !
Caesar: En effet, oui. Les Happy Mondays n’étaient pas encore très connus à l’époque mais ils étaient signé chez Factory. Vinni Rilley de The Durutti Column avait essayé de les produire mais il n’y était pas parvenu et avait même dû quitter le studio tant ils étaient bruyant et agressifs. Vinni, lui, est quelqu’un de paisible et silencieux. C’est la première histoire que j’ai entendue à leur sujet. Mais à côté de ça, les choses avaient commencé à bouger sur Factory. Beaucoup de groupes avaient rejoint le label. Comme je l’ai dit, nous aurions pu y rester mais je suis assez content que nous soyons allés chez Sarah car c’est une bonne chose d’avoir été sur deux labels qui sont restés gravés dans la mémoire collective. Quand nous jouons à Londres, ou à Paris comme ce soir, je remarque que le public n’est pas composé que d’adeptes de nos albums de l’époque Factory. Il y a aussi de simples amateurs d’indie-pop et cette mixité est quelque chose de bien.

Tweendie: Vu de l’extérieur, on dirait que tous les artistes de Sarah Records sont amis. Plusieurs musiciens jouaient dans différentes formations. De quels groupes étiez-vous proches et lesquels comptent toujours parmi vos amis ? The Orchids probablement ?
Caesar: Oui, nous sommes encore proches de The Orchids. The Field Mice également. Nous sommes d’ailleurs très amis avec Bobby [Wratten], qui était le chanteur de The Field Mice et reste toujours à la tête de Trembling Blue Stars. Nous avons un side-project dont Bobby fait partie (The Occasional Keepers). Et chaque été, Carolyn et moi descendons le voir à Londres. D’ailleurs cet été, je vais aussi en profiter pour jouer de la guitare sur le nouveau disque de Trembling Blue Stars. Un nouvel album et un EP sont prévus. En fait, Bobby était probablement notre meilleur ami sur Sarah Records. Pour ce qui est des autres groupes, nous les croisions seulement de temps à autres lorsque nous partagions l’affiche en concert, mais nous ne les connaissions pas vraiment. Ceci dit, vous avez raison, on retrouvait quelques dénominateurs communs dans certaines formations de Sarah Records.

Tweendie: Oui car quand on lit les biographies des groupes, il ressort cette impression là. Harvey Williams, par exemple, a joué dans quasiment tous les groupes de Sarah Records. On a le sentiment que lorsqu’un membre quittait une formation, un musicien d’un autre groupe pouvait le remplacer illico.
Caesar: C’est vrai. A Glasgow ça se passait aussi un peu comme ça. Il y avait The Pastels, Teenage Fanclub, BMX Bandits et j’en passe… Et chacun jouait dans le groupe des autres.

Tweendie: Êtes-vous nostalgique de cette époque ?
Caesar: Ça fait environ dix ans que nous avons mis The Wake en pause mais je dirais que faire de la musique me plait encore plus maintenant qu’avant, que ce soit au niveau des lives ou de l’enregistrement. Je crois que nous nous sommes améliorés avec le temps. Mais il y a quand même des choses que je préférais avant. Je trouve que la scène musicale était plus excitante à l’époque. Enfin, c’est sans doute parce que j’étais plus jeune et peut-être que pour vous, tout ce qui se passe maintenant est vraiment génial. Je pense que c’est propre à la jeunesse d’être enthousiaste et d’avoir l’impression que les choses sont en train de se passer. Mais à vrai dire, je pense aussi que Glasgow était un vrai vivier d’artistes à l’époque.

Tweendie: Si vous ne deviez retenir qu’une chanson du catalogue de Sarah Records - qui ne soit pas de The Wake - laquelle choisiriez-vous ?
Caesar: Probablement Sensitve de The Field Mice [ndlr: Sarah 018]. Et si je devais retenir un album, ça serait sûrement Skywriting [de The Field Mice]. J’aime beaucoup de singles de The Orchids mais je serais bien embêté si je devais en choisir un en particulier. Donc même si cela peut sembler un peu facile, je crois que j’opterais pour Sensitive. Après toutes ces années, cette chanson me plait toujours autant. Je trouve la fin extrêmement intense. Ce contraste entre les guitares et la petite voix de Bobby… Il est d’ailleurs incapable de chanter fort. A chaque fois que nous travaillons avec lui pour The Occasional Keepers, nous devons lui répéter: «Plus fort Bobby, chante plus fort !».

Tweendie: Êtes-vous au courant du documentaire en préparation sur Sarah Records ?
Caesar: Ah non, je ne savais pas que quelqu’un voulait faire un documentaire…

Tweendie: C’est un Britannique qui est derrière ce projet. Il a demandé à tous les gens qui ont participé à l’aventure, que ce soit en tant que fan ou artiste de donner leur témoignage. C’est pour ça qu’on vous demandait, on imaginait qu’ils vous avaient contacté. C’est sur MySpace, en tout cas !
Caesar: Je jetterai un coup d’oeil alors. Il y une tripotée de livres et de films sur Factory, mais Sarah, ça reste encore quelque chose d’assez ombrageux pour le grand public.

Tweendie: Revenons une dernière fois sur votre passé. Quelle partie de votre carrière avez vous préféré ? Quel est l’album ou la chanson de The Wake que vous préférez ?
Caesar: Notre tout premier single s’appelle On Our Honeymoon. Nous l’avons sorti sur notre propre label et c’était vraiment une expérience enrichissante. Le morceau n’a pas trop marché, peu de gens en ont entendu parler. Mais une fois que nous avons signé sur Factory, les ventes ont commencé à grimper. Du coup, je repense souvent à cette chanson et j’en suis plutôt fier. Une fois chez Factory, notre premier album - Harmony - a vu le jour. J’aime cet album mais ce fut laborieux car nous venions à peine de démarrer et nous ignorions complètement ce que ce c’était que de sortir un LP. En fait, Something Outside est le premier titre qui a vraiment sonné comme nous le voulions. C’est un morceau assez long. Il dure environ neuf minutes. C’est probablement un de mes préférés. J’adore la plupart de nos productions mais j’ai une affection particulière pour celles du début parce que nous nous cherchions musicalement et c’est à ce moment que nous avons trouvé notre propre son. Par contre, je serais incapable de citer un seul titre de The Wake que je n’aime pas, ce qui est plutôt positif.

Tweendie: Précédemment, vous avez évoqué le théâtre. Est-ce ce à quoi vous vous êtes consacré ces dernières années ?
Caesar: Oui, nous faisons du théâtre depuis environ dix ans. Je ne compte pas arrêter mais c’est vrai que je fais un peu plus de musique à présent. Avec Bobby, je me suis lancé dans The Occasional Keepers et nous travaillons aussi sur le nouvel album de The Wake. Il est censé sortir cette année, mais je ne crois pas que nous le bouclerons à temps. Nous allons faire au mieux. Cependant, nous continuons de réaliser quelques petits trucs pour le théâtre. D’ailleurs, nous avons fait deux shows dans lesquels la musique a une place prépondérante. Nous avons demandé à quelques groupes indés de venir jouer sur scène pendant la pièce. The Pastels ou The Duritti Column se sont ainsi prêtés au jeu.

Tweendie: Et c’est quel genre de théâtre ?
Caesar: C’est très expérimental !

Tweendie: Voire post-moderniste ?
Caesar: Oui, complètement ! J’essaye de trouver un équivalent francophone… Nous serions un peu dans la vague de Robert Lepage, sauf que nous y ajoutons notre patte indie-pop !

Tweendie: Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur vos activités musicales parallèles ?
Caesar: Bien sûr ! Le premier album de The Occasional Keepers est sorti en 2005. Voilà le concept: Bobby écrit cinq chansons de son côté, Carolyn et moi en écrivons cinq autres. Puis nous nous retrouvons dans un studio à Londres. Bobby enregistre ses chansons et nous restons assis à l’écouter. Puis c’est à notre tour d’enregistrer nos titres et à Bobby de nous écouter. Si nous avons des idées pour améliorer les chansons de Bobby, alors nous n’hésitons pas à participer, et vice versa. Jusque là, cette technique a porté ses fruits. Même si nous n’écrivons pas les chansons ensemble, quand nous écoutons le résultat fini, comme par magie: c’est très cohérent. Nous devons surement aimer la même musique, je ne vois pas d’autre explication. Notre dernier album date de 2008 et nous espèrons en sortir un autre bientôt. Mais ce n’est qu’un projet studio. Nous n’avons jamais joué en live en tant que The Occasional Keepers. Sinon, les Trembling Blue Stars vont sortir un nouvel EP prochainement et je dois jouer de la guitare sur au moins un des titres mais je ne sais pas encore lequel.

Tweendie: Vous savez sur quel label ça doit sortir ?
Caesar: Oui, ça sortira chez Elefant. Un album est également prévu chez eux. Il sera vraiment long. Il s’agira d’un album standard auquel s’ajouteront cinq ou six titres bonus, ce qui est une super idée.

Tweendie: Il nous tarde d’entendre ça ! Dans quelles conditions vous écrivez et composez pour The Wake ? Cela vous prend-il du temps ou est-ce quelque chose de plutôt spontané ?
Caesar: A nos débuts, quand nous étions sur Factory, selon les périodes, nous étions quatre ou cinq. Nous avions alors pour habitude de commencer à composer un morceau à partir d’un seul instrument – guitare ou clavier - et nous y ajoutions les autres éléments au fil des jours. C’était une manière de procéder assez chronophage.

Tweendie: C’était donc un travail d’équipe ?
Caesar: Oui. Maintenant, Carolyn et moi faisons tout à deux mais nous allons beaucoup plus rapidement. Ce qui nous fait perdre du temps dorénavant, c’est que nous jetons la moitié des chansons qu’on compose. Nous ne voulons pas d’une chanson qui ne proposerait rien de nouveau, et c’est compliqué d’aller toujours de l’avant. Finalement, nous écrivons beaucoup plus vite mais nous en jetons quand même la moitié. Nous venons juste d’enregistrer huit titres et quatre vont partir à la poubelle. Il va donc falloir retourner en studio pour revoir ça.

Tweendie: Oh, c’est dommage ! Gardez-vous une copie des morceaux dont vous ne vous servez pas ? On ne sait jamais, peut-être que d’ici dix ans, vous pourriez retomber dessus et vous dire que …
Caesar: …Ce n’était pas si mal ! Oui, au cas où, je garde une copie de tout ce que je fais; mais en même temps, je n’oserais jamais faire payer les gens pour ces morceaux.

Tweendie: Dans ce cas là, vous pourriez peut-être juste les mettre en libre téléchargement pour les offrir à vos fans ?
Caesar: Je devrais soumettre l’idée à Ltm, le label avec qui nous travaillons maintenant. Ils sont à la page, ils ont réédité nos vieilles chansons et ont tout mis en téléchargement sur Internet. Ils proposent quand même des CDs. Nous avons de très bon rapports avec eux. En marge de ça, nous avons un autre petit projet. Le groupe The Drums nous a demandé de remixer un de leur nouveau titre, et je pense que nous allons accepter. Je voulais les voir quand ils sont passés à Glasgow, mais je n’ai pas pu.

Tweendie: Quel penchant de votre vie de musicien préférez-vous: l’écriture, le studio ou le live ?
Caesar: Si je devais me limiter à l’un des trois, je choisirais l’écriture. Si j’avais le droit à deux, alors je prendrais aussi l’étape de l’enregistrement, ce qui ne veut pas dire que je n’aime pas la scène. Mais il y a trop d’éléments que l’on ne peut pas contrôler. Ce soir par exemple, nous n’avons pas pu venir avec nos instruments. Donc quand c’est comme ça, on te prête de l’équipement et il faut être capable de s’y adapter.

Tweendie: Revenons à vos projets actuels ! Le nouvel album de The Wake est en préparation, avez-vous déjà choisi son titre ?
Caesar: Nous n’avons pas encore de titre. Comme je vous le disais, nous avons enregistré huit chansons mais quatre ont dû être jetées parce qu’elles n’étaient pas à notre goût. Il va bientôt falloir que nous retournions en studio pour en faire de nouvelles et finir l’album. Si je ne sais pas encore comment nous allons l’appeler, il y a quand même des choses que je peux vous révéler ! Cet album sera assez proche de ce que nous faisons au sein de The Occasional Keepers: il y aura un vrai travail autour de l’atmosphère, de l’ambiance et les passages instrumentaux seront plus nombreux. Néanmoins, une partie de l’album sera consacrée à des choses plus pop, dans la lignée de morceaux tels que Crush The Flowers. Nous allons essayer de partager le disque entre ces deux univers, qui représentent l’un comme l’autre ce que nous avons toujours aimé faire. D’ailleurs, nous n’avons pas encore trouvé nos hymnes pop car ce sont vraiment les morceaux les plus difficiles à composer. Ca sortira sur Ltm !

Tweendie: Vous avez une vague idée de sa date de parution ?
Caesar: C’est pour cet automne, en novembre normalement, mais rien n’est moins sur.

Tweendie: Vous n’avez pas de deadline ?
Caesar: Si, on en a bien une mais si on ne parvient pas à terminer dans les temps, alors on ne la respectera pas !

Tweendie: Y’aura t’il des invités prestigieux ?
Caesar: Non, nous faisons tout à deux. Il n’y aura que moi et Carolyn sur cet album. Ian, notre co-producteur, qui travaille aussi pour The Occasional Keeper s’occupera du mixage. Comme à notre habitude, je serai à la guitare et Carolyn au clavier. Pour l’instant, les percussions sont électroniques mais je crois que nous allons demander à Chris et Ronnie (The Orchids) de venir jouer la batterie et la basse. Donc, ce seront eux nos invités, si on peut les appeler ainsi.

Tweendie: L’album sera-t-il entièrement composé d’inédits ?
Caesar: Nous n’avons pas vraiment prévu de faire de reprise. Cependant, beaucoup de nos morceaux écrits du temps de Factory ne sont jamais parus sur aucun album et James, qui travaille pour notre nouveau label, aimerait que nous en utilisions quelques uns. On verra bien s’ils sont cohérents ou non avec nos nouvelles compositions.

Tweendie: Parlons de votre image. En ce moment, quels rapports entretenez vous avec les médias ? Et vos fans ?
Caesar: Les choses ont bien changé. Avec Internet, nous ne rencontrons plus vraiment nos fans. Ils nous envoient des emails ou nous laissent des commentaires sur MySpace et compagnie. Les contacts sont nombreux mais restent virtuels. A l’époque de Factory, les concerts étaient des moments privilégiés où beaucoup de fans venaient nous voir en coulisses. Cela arrive encore parfois mais en comparaison, c’est presque anecdotique. Les tournées étaient notre seul véritable contact avec le public. Au moment d’enregistrer, nous ne voyions plus personne, nous ne savions même pas si notre musique intéressait encore quelqu’un. Nous faisions de nos ventes de disque notre baromètre de popularité. Un an après la sortie de l’album, nous recevions les chiffres et nous nous disions « c’est pas trop mal, les gens doivent bien aimer ». Maintenant, c’est différent, nous recevons des nouvelles en continu. Et comme je vous le disais, nous sommes plutôt surpris mais contents que de nombreux jeunes nous écoutent. Nous devons sûrement cet intérêt au fait d’être un groupe Factory. C’est un label vraiment spécial et à ce jour, aucun autre n’a réussi à s’entourer d’une aura pareille. Pour dire vrai, nous avons tout fait pour y être signé car j’étais un grand fan de Joy Division. Ce qui avait achevé de me convaincre était un single sorti par le groupe The Distractions qui s’appelait Time Goes By So Slow. C’est le seul morceau que le groupe ait sorti chez Factory: de l’indie pop comme on n’en fait plus ! Une sorte de Sarah Records avant l’heure ! Ce qui est fabuleux avec Factory, ou Sarah dans une moindre mesure, c’est que la passion des gens pour ces labels demeure intact. Si nous n’avions pas été sur ces labels, peut-être que personne n’aurait jamais écouté nos disques. A l’époque, tous les groupes de Glasgow rêvaient de signer sur un gros label. Il y avait une véritable effervescence autour de cette idée. Cependant, même si vous étiez l’auteur d’un énorme tube, l’année suivante, vous pouviez tomber dans l’anonymat le plus total. Et ce genre de labels, c’est comme une bonne assurance, une assurance vie. (Rires)

Tweendie: Si l’âge de vos fans vous surprend, qu’en est-il de leur nationalité ? Y a-t-il un ou plusieurs endroits insolites où vous avez de nombreux admirateurs ?
Caesar: Nous avons notre lot de fans au Japon. Cependant, là où nous en comptons un très grand nombre: c’est en Suède. Là-bas, il y a même un club qui porte le nom notre premier single: On Our Honeymoon. J’ajouterais également New-York à cette liste. D’ailleurs nous allons jouer là-bas dans deux semaines. Nous avons aussi la cote à San-Francisco et Los Angeles.

Tweendie: Et en Belgique ?
Caesar: Oui, en Belgique aussi. Notre récent concert à Bruxelles a été fantastique. Le public nous a très bien reçus là-bas !

Tweendie: Et à Paris, vous devez avoir pas mal de fans aussi, non ?
Caesar: Oui, nous avons joué à deux reprises à Paris et à chaque fois, c’était magique.

Tweendie: Vous savez, nous ne sommes pas tellement surpris par le fait que vous ayez tant de fans en Suède. Sur YouTube, il ya une vidéo que nous adorons. Il s’agit d’un live de St. Christopher (ndlr: St. Christopher est un groupe emblématique de Sarah Records) où le groupe chante All Of A Tremble, un titre pop que nous adorons. Et le public suédois connait les paroles par cœur. Tout le monde chante et la foule réagit comme s’il s’agissait d’un concert punk. C’est plutôt drôle à voir. [ndlr: lien vers la video]
Caesar: Les Suèdois semblent vraiment très branchés indie-pop.

Tweendie: Revenons un peu en France… Les Young Michelin vont ouvrir pour vous ce soir; avez-vous écouté ce qu’ils font ?
Caesar: Je n’en avais pas entendu parler avant que Renaud (La Bulle Sonore) me propose de venir de jouer ce soir; il m’a fait écouter un peu et je dois dire que j’ai bien aimé ! Le morceau d’eux que j’ai est un instrumental qui m’a un peu fait penser à ce que faisait The Monochrome Set.

Tweendie: Ce qu’ils font est assez intéressant car la plupart des groupes français qui s’essayent à ce genre choisissent de chanter en anglais…
Caesar: Nous parlions de ça dans le van quand on passait du Young Michelin: c’est une bonne chose qu’ils chantent en français. Enfin ce n’est pas une bonne chose pour moi vu que je ne comprends pas les paroles. Mais du coup, il y a un côté exotique qui me plaît !

Tweendie: Vous venez de Glasgow, alors, que pensez vous de la nouvelle scène écossaise et de groupes tels que Belle & Sebastian ou Camera Obscura ?
Caesar: Belle & Sebastian a beaucoup de succès en Grande-Bretagne. Mais je ne sais pas grand chose d’eux. Au début, je les trouvais irritants et un brin trop précieux. Je dois cependant admettre qu’ils ont de très bonnes chansons. Néanmoins, dans le même genre, je préfère largement les Pastels. Selon moi, Belle & Sebastian leur doivent beaucoup. Attention, je ne dis pas qu’ils n’ont pas de talent, je pense juste qu’ils ne prennent pas assez de risques. En ce qui concerne Camera Obscura, j’ai beaucoup aimé l’album sur lequel il y avait French Navy; mais je ne me souviens plus du titre…

Tweendie: My Maudlin Career ! Et qu’avez vous pensé de Two Sunsets, le dernier album des Pastels en collaboration avec The Tenniscoast ?
Caesar: Je l’ai trouvé vraiment génial. J’ai eu l’occasion de voir Tenniscoats sur scène et ils sont super doués. Il y a un morceau de l’album: Song For A Friend, sur lequel la fille des Tennicoats chante une moitié en japonais, puis la voix de Steven des Pastels lui répond en anglais, et c’est juste sublime !

Tweendie: C’est fascinant l’alchimie qu’il semble y avoir entre ces deux groupes…
Caesar: Oui, il sont très proches maintenant. Pourtant, il leur a fallu un certain pour s’apprivoiser. Certaines chansons qui figurent sur Two Sunsets étaient à la base prévues pour une de nos pièce de théâtre. Ils étaient en train d’écrire leur album en même temps que nous jouions la pièce. A plusieurs de nos représentations, il n’y avait pas que les Pastels pour faire notre bande son: les Tenniscoats venaient les aider…

Tweendie: Ah, c’est vraiment classe ! Et toujours au sujet de la nouvelle scène, que pensez vous de groupes qui sont encore plus proches de vous musicalement, comme The Pains Of Being Pure At Heart ?
Caesar: Lors de son passage à Londres, Jacob de The Drums m’a dit que je devrais vraiment écouter The Pains Of Being Pure at Heart. Il m’a expliqué qu’ils avaient une chanson qui «sonne très The Wake». Néanmoins, en dehors de ce morceau que j’ai bien aimé, je ne les connais pas trop. Je sais juste qu’ils ont pas mal de succès. Beaucoup de nouveaux groupes ont des influences multiples et variés. Il savent se réapproprier la musique en piochant ci-et-là et je trouve ça très bien. Mais à vrai dire, pour qu’une chanson me plaise, il suffit qu’elle ait une bonne mélodie, qu’elle me touche un peu, et dès lors, je peux apprécier n’importe quel type de musique. Actuellement, j’aime beaucoup tout ce qui est minimal et dépouillé.

Tweendie: Justement, qui écoutez-vous en ce moment ?
Caesar: The Fall est vraiment mon groupe phare. Ils viennent de sortir un nouvel album. Ça doit être leur 28ième. Ils ont cette capacité à se renouveler qui fait qu’ils sont bien meilleurs que la plupart des nouveaux groupes. L’énerge qu’ils dégagent est folle et leur talent est vraiment immense. Pour les choses plus récentes, je ne saurais pas trop dire qui j’aime ou qui je n’aime pas. Ne vous méprenez pas, j’adore toujours autant la pop mais j’ai du mal à faire face à cette déferlante de nouveaux groupes; il y en a trop pour que je puisse suivre.

Tweendie: Aimez-vous que d’autres artistes vous reprennent ? Nouvelle Vague l’a fait avec O Pamela, par exemple…
Caesar: Certains de nos amis n’ont pas du tout aimé la reprise de Nouvelle Vague mais je l’ai trouvé très réussie. Par contre, je n’aime pas trop la façon dont ils ont remanié tous ces morceaux à la sauce bossa nova. Ça ne fait pas mouche à tous les coups.

Tweendie: Le concept Bossa Nova est surtout présent sur le premier album.
Caesar: Oui, ils ont voulu passé à autre chose après, mais peu importe puisque j’aime leur version d’O Pamela ! Il y a aussi The Cameos, un groupe de San Francisco, qui a repris une de nos chansons: Testament. Je trouve que ces ré-interprétations sont toujours intéressantes à découvrir.

Tweendie: Vous arrive-t-il de refuser une reprise ?
Caesar: Non, nous ne refusons jamais. Si les gens nous demandent, nous leur donnons notre accord sans problème. D’ailleurs parfois, ils ne nous sollicitent même pas. Nouvelle Vague n’a demandé notre consentement qu’après avoir enregistré la chanson; mais nous ne nous sommes pas formalisés. Je crois qu’une fois que tu proposes ta musique au grand public, tu devrais laisser les gens se l’approprier comme ils le sentent. Ce qui est drôle en revanche, c’est lorsqu’une reprise fait un flop. Ceux qui l’ont réinterprété se justifient souvent en déclarant que la chanson était mauvaise à la base. Ils rejettent la faute sur qui ils peuvent… Nous n’avons pas beaucoup fait de reprises d’ailleurs. Mis à part à nos débuts où nous chantions Living For The City de Stevie Wonder ! C’est difficile à croire, non ? Nous avons aussi repris Careering des Public Image Ltd ! En général, j’aime bien les reprises qui apportent une nouvelle lecture de la chanson. Qu’avez-vous pensé de la reprise d’O Pamela par Nouvelle Vague ?

Tweendie: Elle est plutôt pas mal, mais ils n’auraient peut-être pas dû reprendre un titre aussi important de votre discographie… Mais ça se tient, vu qu’ils ne s’attaquent qu’aux standards !
Caesar: C’est une de nos meilleures chanson mais presque ironiquement, nous nous sommes rendus compte avec James – de mon label – qu’il y avait toujours un titre que le grand public ne connaissait pas sur les albums de Nouvelle Vague. Et ça a été le cas pour O Pamela. Les gens ont dû croire que c’était le seul morceau original de l’album. (Rires)

Tweendie: Alors qu’un original de Nouvelle Vague, ça n’existe pas ! Ceci dit, c’est un collectif intéressant de notre point de vue, car c’est une collaboration franco-anglaise…
Caesar: Et à ce qu’il parait, ils sont très bons en live !

Tweendie: On ne saurait vous dire. Les deux fois où nous avons essayé de les voir, ils ont annulé…
Caesar: Oh vraiment ? Deux fois ? A votre place, je ne leur ferais plus jamais confiance ! (Rires)

Various mixes, live versions and snippets from The Wake on Soundcloud

21 Years Ago Today - Paris, La Locomotive 07-06-91

The Wake, The Orchids and Heavenly

The Wake

Firestone Tires
Holy Head
Major John
Carbrain
Joke Shop
Henry’s Work
And You Know
English Rain

The Orchids setlist is somewhere.